Débrayage du personnel chez Segula Technology

Vendredi 12 mars 2010, par cclpv // Segula

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ORGANISATIONS SYNDICALES SEGULA BRANCHE AUTO

Les salariés des sociétés de la branche automobile du Groupe Segula Technology dont les principaux sites se situent à Trappes et à Montbéliard, ont débrayé le jeudi 11 mars à l’appel des syndicats CFDT, CGC-CFE, CFTC pour faire part de leur mécontentent sur les salaires et sur les craintes en l’avenir de la branche automobile du groupe.

Fondé en 1985, le Groupe SEGULA Technologies qui compte plus de 6000 salarié dans le monde est l’un des leaders de l’ingénierie et du conseil en innovation. SEGULA Technologies travaille pour l’ensemble des secteurs d’activité comme l’industrie automobile, aéronautique, naval, ferroviaire, énergie, nucléaire, pharmacie, …

En janvier 2009 alors que la crise dans le secteur automobile a déjà commencé, Segula fait l’acquisition de Matra Automobile Engineering (anciennement détenu par l’italien Pininfarina) afin de renforcer son expertise dans le développement de projet automobile complet.

En tant que sous traitant des constructeurs Français Renault et Peugeot, le groupe Segula à été fortement touché par la crise du secteur automobile. Près de la moitié des ses salariés de la branche automobile s’est retrouvé en chômage partiel pendant presque 6 mois.

Depuis le début 2009 la branche automobile du groupe Segula a perdu plus de 500 salariés sans aucun plan social ni plan de départ volontaire.
Cette baisse des effectifs par démissions ou licenciements pour faute est le résultat de la politique sociale interne de Segula (pressions sur les salariés ou licenciements pour faute suite à un refus de mission ou mutation en France avec baisse de salaire). L’inspection du travail a d’ailleurs demandé à la direction de Segula de cesser ses agissements, et a interdit toute rupture conventionnelle.

A cela s’ajoute un désaccord général face à la direction, les syndicats exigent que les conventions collectives soient respectées pour les frais de déplacement et que les heures supplémentaires soient payées, ils demandent également une augmentation générale de 3,5%, les autres revendications portent sur un accord stress commun à toutes les sociétés du groupe ainsi que sur la valeur du ticket restaurant.

20minutes.fr 11 mars 2010

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