Compte-rendu de la réunion du 5 septembre 2009 à Blanquefort

Jeudi 10 septembre 2009, par cclpv // réunions

Compte-rendu de la rencontre syndicale à Blanquefort (samedi 5 septembre)

Nous étions 80 personnes, près de 30 entreprises différentes annoncées (public et privé) et quelques structures comme des UL CGT, l’UD CGT 33, la Fédé métallurgie CGT (plus venus comme observateurs).

Voici une liste qui n’est peut être pas complète (des oublis sont possibles) :

CGT Labinal Mérignac – CGT Fumel D – CGT New Fabris Chatelleraud – CGT et SUD Renault Technocentre – CGT Monnaie Pessac – Sud PTT – CGT Goodyear – CGT Célanèse – CGT Bâtiment Toulouse – SUD Rail – CGT Caisse des Dépôts – FSU Gironde – Intersyndicale Freescale Toulouse – SUD éduc aquitaine – SUD PTT national – CGT Renault Cléon – CGT entreprise chaudières de Nérac (47) – CGT Sempérit (ex-Kleber) Argenteuil – SUD Santé Gironde – SUD SNPE – CGT CUB – CGT Peugeot Mulhouse – SUD 33 – SUD France Télécom - CGT Dassault Aviation - STM et CGT Ford Valencia (Espagne) – Marche contre la Précarité – Coordination Femmes Egalités -

L’essentiel des syndicats étant des syndicats CGT, plusieurs de SUD dont des représentants nationaux et une entreprise venue en intersyndicale. 46 noms et adresses ont été recensés sur la feuille qui a circulé.

La plupart des militants présents l’étaient semble t’il en leur nom propre, d’autres représentaient leur syndicat mais impossible de dire des chiffres précis.

La Cgt-ford a fait un courte introduction : cette réunion a été organisée un peu au dernier moment (annoncée deux semaines auparavant) puisqu’elle s’est rajoutée au débat prévu à 18 heures (sur le rôle des pouvoirs publics, articulation lutte des salariés et interventions de élus, question des perspectives industrielles), pensant qu’il était nécessaire d’avoir une rencontre supplémentaire pour discuter de nos problèmes de syndicalistes.

L’objectif de cette rencontre s’inscrit dans la suite de la manifestation des « New Fabris » le 30 juillet et leur idée de créer un collectif des entreprises en lutte contre les licenciements.

A été proposé de faire un genre de tour de table de manière à ce que les militants qui le souhaitent se présentent et disent leur façon de voir les choses. S’en est suivi un débat, un début de débat pour être plus précis.

Nous ne pourrons pas faire le détail de toutes les interventions. Voici un résumé de ce qui en ressort :

1 - Situations de quelques entreprises présentes

- Goodyear : lutte depuis 3 ans contre les licenciements, bataille juridique, situation intenable

- Bâtiment Toulouse : plan de licenciement de 44 salariés, se sentent isolés

- Freescale : plan de licenciements de 237, annonce de fin d’activité pour 2011

- Célanèse (Pau) : fermeture pour le 31 novembre, 350 emplois de supprimés plus sous-traitance et emplois induits (total autour de 800 emplois).

- Ford Valencia (Espagne) : suppression de 600 emplois pour la fin de l’année, craintes pour l’avenir, pertes de production progressivement. Usine passée de 10000 à 6500 salariés en 10 ans.

- La Poste : bataille contre la privatisation

- Peugeot Mulhouse : dégradation des conditions de travail, plusieurs suicides ces dernières années

2 – Débat sur les luttes et la stratégie des confédérations

- Constat d’une situation dramatique (licenciements, fermetures, aggravation des conditions de travail, précarité …) et sentiment d’une réponse syndicale en décalage complet.

- Critiques de la stratégie des confédérations : échec de la mobilisation du début d’année, multiplication des journées d’action qui ont fini par démobiliser, nombreuses luttes isolées, absence d’une politique de convergence des luttes ...

- Des questionnements sur la création d’un collectif : il y a un accord sur cette idée, certains parlant de la nécessité de mettre à plat un socle commun de revendications, de mots d’ordre.

3 – Propositions pour la suite

La Cgt-Ford a précisé sa manière de voir les choses. Il y a un besoin de créer des liens entre les militants de différentes entreprises et de les renforcer. C’est l’objectif du moment. Elle est pour la création d’un collectif mais il faut que ça corresponde à une réalité et il ne faut surtout pas créer une coquille vide, il ne faut pas un truc proclamatoire. D’où l’importance de ne pas précipiter les évènements et plutôt respecter un processus de renforcement des liens.

L’idée d’un collectif correspond à un sentiment général mais comment faire, comment avancer dans le processus ?

Il a été décidé de programmer une autre réunion, la manifestation du 17 septembre étant l’occasion de se revoir pour certains d’entre nous, il a été discuté de programmer une nouvelle rencontre à cette occasion. Cela suppose qu’un syndicat ou une ville décide de l’organiser.

Il a été aussi proposé de rédiger un courrier à Thibault mais aussi peut être aux autres confédérations pour mettre à plat les problèmes que rencontrent les équipes militantes dans les entreprises, pour faire comprendre leurs préoccupations, leurs propositions de stratégie dans les luttes.

Donner une suite à cette rencontre est vivement souhaitée, reste à concrétiser.

La rencontre a duré un peu moins de 3 heures, dans des conditions pas forcément les meilleures. Nous avons souhaité créer le cadre d’une première discussion entre syndicalistes. Nous sommes conscients que l’organisation était loin d’être parfaite, mais elle n’a pas été simple à préparer car dans un climat de suspicion de la part de nos structures. Nous avions d’ailleurs inviter à la fois notre UD et notre Fédération pour montrer que nous souhaitons discuter de manière transparente et que nous pouvions débattre de nos divergences sur la stratégie de lutte en toute clarté. L’essentiel étant d’avoir un échange honnête et respectueux des points de vue différents.

Nous espérons que tous les militants présents sont globalement satisfaits de cette rencontre.

En tout cas, merci à tous ceux qui sont venus.

En souhaitant qu’il y ait une suite.

Philippe Poutou (secrétaire cgt-ford)

Répondre à cet article