Total s’engage sur le raffinage sans citer Dunkerque

Mardi 23 février 2010, par cclpv // Total

PARIS (Reuters) - Total s’est engagé à ne fermer aucune raffinerie française dans les cinq ans, déclare un responsable syndical, sans précision sur le sort de la raffinerie de Dunkerque (Nord) menacée de fermeture.

A l’appel de la CGT, syndicat majoritaire chez Total, les six raffineries françaises du groupe ont cessé leur production, ce qui pourrait se traduire par une pénurie de carburant à brève échéance.

La présidence de la République et le gouvernement souhaitent que le groupe pétrolier conserve la raffinerie de Dunkerque, tout en rappelant que la décision appartient à Total.

"La direction est prête à s’engager à présenter un plan d’investissement sur cinq ans avec aucune réduction de capacités sur cette période, ni de vente ou de fermeture de raffinerie", a dit à la presse Charles Foulard, responsable CGT de Total, sans mentionner Dunkerque.

A l’Elysée, on déclare que "ce que souhaite le président, c’est que Total fasse le maximum pour maintenir ses raffineries, y compris, si possible, celle de Dunkerque".

La même source rappelle cependant que Total est une entreprises privée et que la décision lui revient.

REUTERS 23/02/2010 14:23


Total : direction et syndicats de retour à la table des négociations

La direction de Total recevait mardi les syndicats pour tenter de mettre un terme à la grève illimitée qui paralyse les six raffineries du groupe en France depuis la semaine dernière.

A la mi-journée, lors d’une interruption de séance après deux heures de réunion, les syndicats ont indiqué aux journalistes présents sur place avoir rappelé leurs demandes à la direction et attendre sa réponse. Les pourparlers devaient reprendre à partir de 12h30.

Selon un bilan établi mardi en fin de matinée, sur les 2.600 stations-service du réseau Total et Elf, 249 étaient en rupture de stock d’au moins un carburant, a précisé à la mi-journée la direction du groupe, qui soulignait que ce chiffre était fluctuant au cours des heures. Le prochain comptage ne devrait désormais concerner que les stations-service en rupture de stock pour tous les carburants.

La réunion a commencé peu après 10h au siège de Total à La Défense.

"Nous attendons des engagements sur l’avenir du site de Dunkerque", menacé de fermeture et à l’origine de ce conflit, a rappelé le coordinateur CGT chez Total Charles Foulard en arrivant au siège du groupe.

Pour lui, la direction ne doit pas "exclure une reprise de l’activité sur le site", alors que la fermeture n’a toujours pas été officiellement annoncée et qu’un comité d’entreprise doit se tenir le 8 mars.

Les syndicats réclament toujours également une table ronde nationale sur l’avenir du raffinage en France. La CGT veut aussi "avoir une visibilité sur la stratégie de Total et une pérennité avec un plan d’investissement sur nos sites et l’engagement, sur cinq ans, qu’il n’y aura ni fermeture ni cession".

Dimanche, les syndicats avaient été reçus une première fois au siège de Total mais ils avaient claqué la porte au bout d’un peu plus de cinq heures de réunion.

AP 23/02/2010 13:43

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