Sept cents personnes ont manifesté pour soutenir les cheminots de Somain

Lundi 22 février 2010, par cclpv // Fret

La manifestation des cheminots de Somain, hier après-midi, dans les rues de Valenciennes, c’était le lieu où il fallait être à trois semaines des élections régionales. Les têtes de listes l’ont bien compris. Daniel Percheron (PS), Alain Bocquet (PC) et Majdouline Sbaï (Europe écologie) étaient présents bien souvent accompagnés de tout ou une partie de leur liste. Ils ne manquaient que les candidats de droite et d’extrême-droite.

Les cheminots de Somain n’ont pas choisi Valenciennes au hasard. L’Athènes du Nord est le siège de l’Agence ferroviaire européenne, le fief de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement, et de Dominique Riquet, membre de la commission transports au parlement européen. Les sept cents manifestants ont donc défilé de la gare à l’AFE où ont eu lieu une prise de parole et une minute de silence à la mémoire des victimes de la catastrophe ferroviaire de Hal (B).

Personne à l’AFE n’a été troublé par les slogans et la musique des cheminots. Personne n’y travaille le samedi. Ils ont ensuite pris le chemin de la place d’Armes. Une délégation d’une dizaine de personnes a été reçue à l’hôtel de ville par le directeur de cabinet de Dominique Riquet (en vacances) et Jean-Noël Verfaillies, son attaché parlementaire.

Le 5 février, les mêmes cheminots avaient organisé une opération escargot entre Somain et Trith pour montrer l’engorgement si le fret passe par les camions et pour dénoncer une entreprise, ValdUnes, qui n’utilise pas le rail mais la route.

Hier, ils sont venus dire, à Valenciennes, qu’il existe des moyens de sauver les emplois menacés à la gare de triage de Somain. En supprimant des gares et des dessertes, la SNCF a perdu des clients fret. Il y a deux ans, 1 820 trains par jour partaient de Somain. Aujourd’hui il n’y en a plus que trois à quatre cents.

La première solution, c’est le wagon isolé (un convoi constitué de petits lots de wagons). La seconde, le rail-port « proposé depuis un an », observent les syndicalistes. Hier, Daniel Percheron, président de la région, s’est engagé à soutenir l’investissement. Ou la Région comme « bouclier social » pour reprendre une formule de Pierre de Saintignon. L’intersyndicale a pris acte et doit maintenant se réunir pour discuter des suites à donner au mouvement.

dimanche 21/02/2010 - La Voix du Nord

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