Total : les raffineries bloquées

Jeudi 18 février 2010, par cclpv // Total

En solidarité avec leurs 370 collègues de Dunkerque, qui vont perdre leur emploi, les salariés débrayent pendant 48 heures.

C’est ce que l’on appelle de la solidarité. Ou, dit autrement, l’expression d’un véritable malaise. Les 370 salariés de la raffinerie des Flandres de Total, à Dunkerque, à l’arrêt depuis septembre, vont perdre leur travail. Ils sont en grève depuis le 12 janvier. Et ils ont appelé leurs collègues à la rescousse.

Appel entendu. Hier, les six raffineries françaises du groupe (Dunkerque, Gonfreville L’Orcher, Donges, Grandpuits, Feyzin, La Mède) ont entamé un blocage, jusqu’à jeudi. « La grève est suivie par 70 à 80 % du personnel », a indiqué un porte-parole du pétrolier. Elle touche également entre dix et quinze dépôts (sur 41).

Si Total ne cherche pas à minimiser l’importance du mouvement, il veut rassurer ses clients. « Le groupe a pris des dispositions pour que [la grève] n’ait pas d’impact significatif sur l’approvisionnement », a-t-il indiqué. Et il a justifié la réorganisation de sa production par « une baisse structurelle et durable de la consommation de produits pétroliers ». La consommation française a reculé de 2,8 % en 2009, à 81,5 millions de tonnes. Et l’Ufip (Union française des industries pétrolières) estime qu’il « faudrait fermer entre 10 à 15 % des 114 raffineries européennes ».

Syndicats et salariés ne l’entendent pas ainsi. Ils demandent au gouvernement une table ronde sur « l’avenir du raffinage et la dépendance énergétique du pays ». Et ceux de Dunkerque (13 % des capacités de raffinage du groupe en France) souhaitent qu’au cours d’un comité central d’entreprise, prévu le 29 mars. Hier soir, la direction de Total et l’intersyndicale sont tombés d’accord sur la nomination d’un médiateur.

ouest-fance.fr - jeudi 18 février 2010

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