Philips EGP DREUX : Tous ensemble contre les licenciements et les suppressions d’emplois

Mardi 16 février 2010, par cclpv // Philips EGP

Lundi soir, des élus ont été porter plainte au commissariat de Dreux pour délit d’entrave, ayant fait constater par un huissier qu’aucun élu ne pouvait pénétrer sur le site alors que des salariés y travaillaient, dont notamment de nombreux agents de sécurité.

Mardi 16 février 2010, autant de salariés que la veille sont venus à leur travail à partir de 5h30. Nous avons de nouveau trouvé les accès du site fermés et gardés par des vigiles.

Par contre, les agents de sécurité ont laissé entrer une dizaine de hauts cadres du « management team » dans le site sur ordre de la direction de Philips.

L’Assemblée Générale s’est tenue devant le site, comme il est prévu chaque matin à 8h.

Les salariés ont décidé de réserver 3 cars mercredi 17 février 2010 pour assister à l’audience en référé contre le lock-out qui aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Chartres à 14h00.

Nous avons ensuite appris que le ministre de l’industrie, M. Estrosi, recevrait une délégation syndicale jeudi 18 février à 8h30 au ministère à Paris-Bercy. Semblant vouloir jouer la division syndicale, le ministère n’avait invité initialement que FO. Mais celui-ci a dû finalement accepter de recevoir tous les syndicats du site, dont la CGT.

La délégation CGT sera composée d’Antonio Perrucha (délégué central CGT Philips), de Nathalie Neil et Manu Georget (délégués CGT Philips Dreux) et de Bernard Devert (Fédération Métallurgie CGT).

Nous appelons tous les salariés menacés de licenciements ou de suppressions d’emplois à se rassembler :
Jeudi 18 février à 8h,
devant le ministère de l’industrie,
à Paris Bercy.

Salariés du privé et du public, il est urgent de faire converger nos luttes. Jeudi 18 février, ce rassemblement devant Bercy peut être une des étapes vers un mouvement plus large.
Tous ensemble, nous pouvons interdire les licenciements et arrêter les suppressions d’emplois !

La CGT Philips EGP Dreux
Mardi 16 février 2010


LILLE (Reuters) - Des salariés de Total occupent le siège administratif de la raffinerie de Dunkerque (Nord) pour protester contre sa possible fermeture.

Une grève nationale doit par ailleurs débuter mercredi dans le secteur du raffinage en France.

La raffinerie des Flandres, qui représente 13% des capacités françaises de raffinage de Total, est fermée depuis le 15 septembre dernier en raison, dit la direction, de marges de raffinage insuffisantes et de débouchés jugés trop faibles.

Le site emploie 620 personnes dont 260 équivalents temps plein employés par des sous-traitants. Sa fermeture entraînerait quelque 600 suppressions de postes, selon les syndicats.

Après une assemblée générale des personnels mardi matin, les grévistes, au nombre d’une centaine, ont occupé dans un premier temps le hall du siège de la raffinerie puis les étages et le bureau du directeur, qui avait quitté les lieux avant leur arrivée.

"Il reste actuellement une trentaine de personnes qui occupent les bureaux", a dit à Reuters le directeur de la communication de la raffinerie. "Les grévistes laissent passer librement les salariés non grévistes", a ajouté Maxime Delanoix.

Les syndicats CGT, Sud et FO ont déclaré dans un communiqué qu’ils entendaient rester sur place tant qu’ils n’auraient pas obtenu la désignation d’un médiateur, notamment. Ils demandent aussi le retrait des vigiles de l’entreprise.

"Nous sommes dans les bureaux de la direction et nous y resterons tant que nous n’aurons pas de réponses à nos questions légitimes sur l’avenir du site", a expliqué à Reuters Philippe Wullens, délégué du syndicat Sud.

PRESSION GOUVERNEMENTALE

Pierrick Bellé, de la CGT, a expliqué que l’action pouvait durer. "Nous en avons marre, ils ne nous prenaient pas au sérieux. Ils vont comprendre que nous sommes déterminés", a-t-il dit.

Une grève est en cours depuis mi-janvier sur le site de Dunkerque. Les syndicats avaient lancé un ultimatum demandant la reprise des activités avant le 15 février sous peine d’occupation.

Le groupe pétrolier Total, troisième en Europe par la capitalisation, avait annoncé le 1er février le report de la décision définitive sur l’avenir du site de Dunkerque d’ici la fin du premier semestre, soit après les élections régionales des 14 et 21 mars.

Le groupe laisse cependant clairement entendre qu’une fermeture est possible, voire probable. Un comité central d’entreprise a été programmé le 29 mars.

Le gouvernement exerce une forte pression sur la direction, exigeant des solutions en cas de fermeture. Les syndicats veulent être fixés sur leur sort avant mars et demandent une table ronde sur l’avenir de Dunkerque et du raffinage.

Total affirme qu’aucun emploi ne sera supprimé.

La création d’un centre d’assistance technique et d’une école de formation à Dunkerque pourraient représenter les deux tiers des emplois de l’établissement actuel, assure le groupe, mais les syndicats disent ne pas y croire.

Ces derniers estiment qu’il s’agit en réalité d’augmenter encore les profits en réorganisant le raffinage dans des pays à bas coûts. Total a réalisé 13,9 milliards d’euros de profits en 2008 et 7,78 milliards en 2009.

Le groupe entend réduire sa capacité de raffinage de 500.000 barils par jour entre 2007 et 2011.

Si Dunkerque fermait, le groupe aurait encore besoin de réduire, selon les estimations de Reuters, de 150.000 à 170.000 barils par jour sa capacité de production pour atteindre son objectif.

Lemonde.fr
Pierre Savary, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Sophie Louet

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