Charente : grève chez Leroy Somer, premier employeur privé du département

Jeudi 18 décembre 2014, par lohann // Leroy Somer

Les salariés sont près de 250 à occuper le site de Rabion à Angoulême où ils ont passé la nuit de mercredi à jeudi. En grève depuis 24 heures, ils réclament le maintien d’une prime d’intéressement équitable.

Ils sont près de 250 ce jeudi à bloquer les accès du site de Rabion, au sud d’Angoulême. Un choix stratégique parmi les six sites que compte Leroy Somer en Charente car il assure les livraisons d’un client stratégique qui inflige des pénalités de retard. C’est à la suite d’une grande réunion, mercredi en début d’après-midi, concernant notamment les primes d’intéressement que les salariés ont décidé de débrayer. Bloquant d’abord le site de Champniers ils se sont ensuite rabattus sur Rabion, où une trentaine d’entre eux ont passé la nuit.

"Par rapport à 2008 et avec la crise, nous avons perdu près de 3000 euros sur notre salaire annuel, explique Eric Gereaud, délégué syndical central. La direction nous propose cette année une répartition de 1,5 millions d’euros à hauteur de 20% du salaire pour chaque employé. Nous réclamons une répartition plus équitable de cet argent, c’est à dire 714 euros par salariés. C’est d’un vrai treizième mois dont les salariés ont besoin, une garantie de revenus et pas que pour cette année. La baisse des revenus a mis le feu aux poudres. Ils ont de plus en plus de difficultés à finir le mois."

Leroy Somer en Charente c’est 2096 salariés répartis sur six sites. "C’est une boîte qui marchait bien, ajoute Sébastien Aupy, salarié aux Agriers, incontestablement le chiffre d’affaire a baissé mais il y a une forte politique de délocalisation. L’an dernier, 80% du résultat net a été redistribué aux actionnaires. Il y a de l’argent mais à équivalence de qualification, on a peut être les salaires les plus bas de Charente."

Ce jeudi à 14 heures vont s’ouvrir les négociations annuelles entre la direction et les syndicats avec une première réunion. Un rendez-vous qui tombe à pic et des débats qui devraient s’orienter vers la question des primes de fin d’année. Les salariés espèrent y obtenir des réponses. Dans le cas contraire, ils promettent un durcissement de leur action.

Le 18 décembre 2014 - Sud Ouest

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