Débrayage de salariés des chantiers navals de Saint-Nazaire

Samedi 13 décembre 2014, par lohann // STX

Entre 300 et 500 salariés des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), selon la police et les syndicats, ont débrayé jeudi matin pour réclamer des augmentations salariales, une semaine après l’annonce d’une intention de commande de deux nouveaux navires.

Les salariés, pour la plupart en bleu de travail siglé STX, ont cessé leur activité pendant environ 45 minutes, à l’appel de la CGT, de FO et de la CFDT, alors que se tenait une troisième et dernière réunion de négociations annuelles obligatoires (NAO) avec la direction de STX France, a constaté une correspondante de l’AFP.

Les trois organisations syndicales jugent "inacceptables" les propositions de la direction pour l’année 2015, une augmentation générale de 0,3% et des augmentations individuelles de 0,8%, selon un tract de l’intersyndicale.

"La direction a proposé 0,4% d’augmentation générale ce (jeudi) matin mais on est toujours loin du compte", a déclaré à l’AFP Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée syndicale FO.

L’annonce par STX France, le 4 décembre au soir, de la signature d’une lettre d’intention de 1,2 milliard d’euros pour deux nouveaux navires destinés à la filiale Celebrity Cruises de l’armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), qui devrait assurer aux chantiers navals du travail jusqu’à 2020, intervenait "quelques heures avant la (deuxième) réunion de NAO", rappellent les syndicats.

"Ca nous paraît compliqué de motiver le personnel, qui sort d’une période de chômage partiel de 28 mois, alors qu’on a un carnet de commandes de six bateaux sur six ans, ce qui n’était pas arrivé depuis au moins une décennie", souligne Mme Durand-Prinborgne.

Après la signature "au forceps" d’un accord de compétitivité début 2014, "on a l’impression que les salariés ont été blousés. Pour nous, on est à la limite du mépris", a-t-elle ajouté.

STX France emploie à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), 2.400 salariés et fait travailler, à pleine charge, quelque 4.000 salariés chez les sous-traitants.

Le 11 Décembre 2014 - Notre Temps

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