Smoby-Majorette : en grève contre les suppressions d’emploi

Samedi 6 février 2010, par cclpv // Smoby-Majorette

L’annonce de la reprise de la société Majorette par Smoby Toys ne met pas un arrêt à la grève lancée lundi dernier. Les salariés, dans l’incertitude la plus complète, exigent du concret. « Notre mouvement est fait pour montrer qu’on était vivant. Si on arrête maintenant, ce sera un coup d’épée dans l’eau ».

Le ton était grave, presque solennel, quand Gilles Mourier, l’un des représentants du personnel prenait la parole hier matin devant une quarantaine de collègues réunie dans un local du site de Dagneux (Ain) qui regroupe siège social et plate-forme logistique de Majorette.

L’annonce mardi dernier de la reprise de leur société spécialisée dans les voitures miniatures par le Jurassien Smoby Toys propriété de l’Allemand Simba (lire notre édition d’hier) n’a finalement pas clarifié une situation déjà bien embrouillée. Les salariés savent seulement que 27 emplois sur 73 seront conservés. La revendication de cette grève lancée lundi dernier porte justement sur le montant des indemnités de licenciement fixées à 100 000 euros, une somme « inacceptable » pour les syndicats CGT, CFDT, CGC et FO qui réclament 1 million d’euros pour l’ensemble des personnes licenciées.

« On n’a pas les noms de ceux qui doivent partir mais seulement les postes qui seront supprimés » confiait Gilles Mourier. « Imaginez la tension là où l’on garde seulement une personne alors qu’il y en a quatre actuellement… ».

Ce climat pesant « qui met en opposition les gens » comme le rappelait un gréviste, les représentants du personnel et du CE essayaient de le gérer face aux nombreuses questions qui fusaient dans l’assemblée.

le 04.02.2010 à 4h00
leprogres.fr

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