Reprise de Fly, Atlas et Crozatier : suppression de 1 003 emplois sur 3 600

Samedi 22 novembre 2014, par lohann // Mobilier Européen

La justice commerciale a validé, vendredi 21 novembre, l’essentiel des propositions de reprise du groupe Mobilier européen, qui comprend les enseignes Fly, Atlas et Crozatier. Cela entraînera la suppression d’un millier d’emplois sur plus de 3 600 actuellement, selon le tribunal de Mulhouse.

Au total, 1 003 salariés vont perdre leur emploi, dont 128 qui se verront proposer des offres de reclassement, a précisé de son côté un porte-parole du groupe, placé en redressement judiciaire depuis septembre.

Aucun candidat ne s’étant manifesté pour la reprise globale du groupe, il sera vendu à la découpe. La chambre commerciale a retenu cinq offres, dont celle de Nicolas Finck, actuel directeur financier de Mobilier européen, concernant des enseignes Fly, celle de But, principalement pour Atlas, et celle de Casalys, société créée par des cadres pour reprendre des entités Crozatier.

UN TIERS DES SUPPRESSIONS DANS LA RÉGION DE MULHOUSE

Les 48 magasins exploités en franchise devraient poursuivre leur activité. Ils emploient 1 600 personnes.

Dans la matinée, 100 à 150 salariés ont manifesté leur colère aux abords du siège de l’entreprise, dans une vaste zone commerciale à Kingersheim (Haut-Rhin).

La région de Mulhouse, où Mobilier européen exploite plusieurs magasins, devrait payer le plus lourd tribut social, avec environ un tiers des suppressions d’emploi. Seule une cinquantaine d’emplois devraient subsister au siège mulhousien, où travaillent 300 personnes.

Numéro quatre de la vente de meubles en France, avec un chiffre d’affaires de 744 millions d’euros en 2013, Mobilier européen avait obtenu en juin le bénéfice d’une procédure de sauvegarde. Victime de la baisse du marché de l’ameublement et de la concurrence acharnée entre les grandes enseignes, il en avait demandé en septembre la conversion en redressement judiciaire.

Le groupe a provisionné 20 millions d’euros pour financer le plan social, tandis que l’Etat doit verser 2 000 euros par salarié licencié pour l’aide au reclassement professionnel.

Le 21 Novembre 2014 - Le Monde

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