Chapelle Darblay : "UPM ne cesse de satisfaire ses actionnaires

Jeudi 13 novembre 2014, par lohann // UPM

La suppression envisagée de près de 200 emplois à l’usine de papier de la Chapelle Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime) a été accueillie jeudi avec colère, la CGT accusant le groupe finlandais UPM-Kymmene de ne penser qu’à ses actionnaires.

Le géant nordique du papier a annoncé jeudi vouloir réduire de 800.000 tonnes sa production de papier pour la presse en 2015, ce qui va entraîner la suppression de 550 emplois dont près de 200 en France, à la Chapelle Darblay.

"On est dans un groupe qui ne cesse de satisfaire ses actionnaires", a déclaré à l’AFP Gérard Sénécal, le délégué CGT, principal syndicat de l’usine.

Selon lui, l’usine normande va perdre 196 de ses 367 emplois et subir l’arrêt d’une de ses deux machines de production de papier journal 100% recyclé.

"Ils ne garderaient que la machine qui produit annuellement 200.000 tonnes et arrêteraient celle qui en fait 130.000", a précisé M. Sénécal.

Mais, a-t-il ajouté, cette décision porterait aussi "un coup très dur pour toute la filière de recyclage du papier journal car nous avons besoin de 60% de tout ce qui est collecté en France".

Selon le directeur du site normand, Jean Kupiak, des accords sur les départs devraient aboutir d’ici la fin du premier trimestre 2015.

"On ne signera aucun accord sans l’avis des salariés", a affirmé le délégué CGT, précisant qu’un arrêt de travail d’une demi journée est envisagé le 28 novembre pour consulter le personnel sur la réunion du comité central d’entreprise (CCE) qui doit, en principe, se tenir la veille.

"On va se battre et on n’est pas tout seuls car on reçoit déjà des messages de soutien de partout", a indiqué M. Sénécal, présent dans l’entreprise depuis 1974 et qui a connu toutes les luttes sociales qui s’y sont déroulées.

En 1983, une occupation d’une centaine de jours par les salariés avait été organisée. Il était envisagé à l’époque la fermeture complète des deux sites de la Chapelle Darblay de Grand-Couronne et de Saint-Etienne du Rouvray (sud de Rouen).

"On s’est bagarré et on a sauvé 1.200 emplois", se souvient le délégué CGT.

Le 13 Novembre 2014 - AFP

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