Les IBMers de La Gaude font de la résistance

Samedi 15 mars 2014, par cclpv // IBM

Ils sont 150 environ rassemblés à l’entrée du site IBM à La Gaude. Des salariés d’IBM, mais aussi des sous-traitants et prestataires qui ont répondu hier matin à l’appel de l’intersyndicale. « Car l’heure est grave », annonce Frédéric Michelis de la CFDT.

L’équation : faire rentrer 11 000 m2 (la superficie qu’occupe actuellement IBM à La Gaude, Ndlr) dans 4 500 m2, la surface réservée à Nice-Meridia dans le quartier des Moulins. « Trop petit pour récupérer toutes les activités et tout le personnel », selon les représentants de l’Intersyndicale. « Le départ est prévu en 2015, et les travaux n’ont même pas commencé », ajoute Bruno Lottin de la CGC.

Lettre ouverte au maire de Nice

Le site gaudois représente entre 650 et 700 emplois, prestataires inclus. « Notre objectif principal est de sauver ces emplois, à Nice ou ailleurs dans le département. Or, fin décembre, on nous a annoncé la fermeture, pour fin juin, du Centre clients international et sa délocalisation dans la région parisienne ». Frédéric Michelis pointe une fermeture lourde de conséquences en matière d’emplois (85), mais pas que. « La fermeture de cette structure qui reçoit près de 700 clients par an représente des retombées économiques locales équivalentes à 5 000 nuitées par an en moyenne », écrit l’intersyndicale dans une lettre ouverte au maire de Nice. « En février, nous avions demandé à être reçus par Christian Estrosi afin de lui expliquer tous les dangers de ce déménagement. Il n’a pas donné suite, ni répondu à notre lettre recommandée du 27 février », poursuit le représentant de la CFDT.

Dans sa lettre ouverte, l’Intersyndicale dénonce « un projet qui porte en germe la fin d’unités de pointe contribuant fortement aux ventes d’IBM (...) A moyen terme, c’est la présence même d’IBM sur Nice qui est en jeu ».

« Il faut se battre. On est face à une direction qui ne veut rien entendre », martèlent les syndicats qui « accusent » aussi Christian Estrosi de « dépecer les communes voisines. On est dans une logique mortifère qui détruit le moral des gens et détruit l’emploi. Il faut stopper les délocalisations ».

Du côté de la direction jointe par téléphone, on se veut rassurant : « On est sur un projet de déménagement, on ne touche pas aux emplois ». Pas suffisant pour calmer l’inquiétude des IBMers La Gaude qui ont programmé une nouvelle journée d’action mardi prochain (18 mars) à 10 h.

Frédéric Michelis annonce « la présence d’IBM Sophia, de l’association des commerçants gaudois et de nombreux élus locaux ».

Nice Matin, vendredi 14 mars 2014

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