Sanofi : nouveaux débrayages sur une dizaine de sites

Jeudi 23 janvier 2014, par lohann // Sanofi

Nouveau débrayage des salariés du groupe pharmaceutique Sanofi pour réclamer augmentations de salaires et engagements sur l’emploi.

« Onze sites sont en action aujourd’hui. Devant le refus de la direction d’écouter nos revendications, la colère ne descend pas, certains sites en sont à leur 5e journée de mobilisation », a affirmé Thierry Bodin, représentant syndical CGT. Selon lui, à Marly-la-Ville (Val-d’Oise), une cinquantaine de grévistes se sont rassemblés devant le site mais sans bloquer la sortie des médicaments, comme cela avait été le cas la semaine dernière et en début de semaine.

Hormis Marly, des arrêts de travail étaient en cours ou annoncés jeudi à Aramon, Sisteron, Vertolaye, Quetigny, Le Trait, Tours, Vitry, Ambarès, Val-de-Reuil, ainsi que dans le corps des visiteurs médicaux, a-t-il précisé. A Vertolaye (Puy-de-Dôme), « plus de la moitié de l’équipe du matin a débrayé », selon M. Bodin. Interrogée, l’entreprise n’était pas encore en mesure de donner un chiffre de mobilisation. Plusieurs syndicats du groupe (CGT, CFDT, FO) avaient appelé à deux nouvelles journées de débrayages, mercredi et jeudi, après des mobilisations déjà la semaine dernière.

« RIEN POUR LES SALARIÉS »

L’intersyndicale, qui rappelle que le groupe réalise 8,2 milliards de bénéfice net, réclame « une augmentation collective substantielle pour tous », « un engagement de maintien des sites, des activités et des emplois » et « la résorption de la précarité ».

Alors que selon une étude de Vernimmen, publiée mercredi dans Les Echos, Sanofi a versé en 2013 pour 5,3 milliards d’euros de dividendes et de rachats d’actions, « il y a toujours de l’argent pour les actionnaires mais rien pour les salariés », vilipende M. Bodin. En réponse au « zéro augmentation » générale des salaires déploré par les syndicats, la direction avance que « 2 % d’augmentations individuelles » seront accordées en 2014.

Au premier jour du mouvement, le 14 janvier, celui-ci avait été suivi par 2 000 salariés sur 25 sites parmi la quarantaine du groupe dans l’Hexagone, selon les syndicats et 6 % des effectifs en France (28 000 salariés), selon la direction. Ce mouvement intervient alors que deux syndicats, la CFDT et la CFTC, ont donné leur accord aux mesures d’accompagnement d’un plan de restructuration prévoyant plus de 450 transferts et la suppression nette de 186 autres postes.

Le 23 Janvier 2014 - Le Monde

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