Une centaine d’ex-salariés bloquent le site de Lampaul-Guimiliau

Samedi 14 décembre 2013, par lohann // Gad

Une centaine d’anciens salariés de la société d’abattage et de découpe de porcs Gad, récemment licenciés, ont bloqué vendredi matin l’ancien abattoir de l’entreprise à Lampaul-Guimiliau (Finistère) pour empêcher la sortie de matériel, a constaté l’AFP.

« On veut que le matériel reste sur place parce qu’on reste persuadés que l’abattoir peut repartir », a expliqué à l’AFP Olivier Le Bras, délégué FO du site. « On sait que ça ne repartira pas avec les 850 (anciens salariés, ndlr) et que ce ne sera plus une industrie telle qu’elle a été, mais on garde un espoir sur le fait qu’on puisse à nouveau abattre du cochon ici », a-t-il assuré.

Gad a décidé, dans le cadre d’un plan de continuation, de stopper l’activité de son site de Lampaul-Guimiliau pour la recentrer sur son second abattoir, à Josselin (Morbihan), avec à la clé la suppression de plus de 850 emplois. « On veut garder notre outil de travail », a assuré à l’AFP une ancienne salariée de 52 ans, témoignant de ses difficultés pour retrouver un emploi après son licenciement fin novembre. « Où voulez-vous qu’on aille quand on n’a fait que de l’usine ? », a-t-elle déploré.

Un projet de réindustrialisation du site « qui ne nuirait pas à l’activité de Josselin » et capable de « donner un emploi à 250 personnes » aurait été présenté à la coopérative agricole bretonne Cecab, actionnaire majoritaire de Gad, en vue d’une cession de site, selon le maire de Lampaul-Guimiliau Jean-Marc Puchois. « Une lettre est partie, mais elle n’a jamais reçu de réponse », a-t-il regretté.

Sous une fine pluie, les anciens salariés, soutenus par quelques Bonnets rouges dont un transporteur venu avec son camion rempli de cochons, ont bloqué les grilles du site toute la matinée, vérifiant le contenu de tous les camions qui en sortaient. Le directeur de transition du site, Arnaud Challan Belval, a confirmé à l’AFP que du matériel devait quitter l’abattoir, mais a précisé qu’il ne s’agissait que de « petit matériel, destiné à Josselin ». Constatant que le matériel lourd n’avait pas été démonté, les anciens salariés ont progressivement quitté le site.

Le 13 Décembre 2013 - Terre-Net

Voir aussi : Vidéo - Une centaine d’ex-Gad surveillent le départ des machines

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